Les grandes villes françaises autorisent les scooters à circuler sur les voies bus

La parution d'un décret dans le Journal officiel du 20 novembre 2020 précise que les deux-roues et autres véhicules électriques sont considérés comme "à très faibles émissions". C'est précisément pour cela que le sujet de la circulation des deux-roues sur les voies de bus reste toujours en discussion dans de nombreuses villes notamment la capitale.

Comme partout ailleurs en France, il revient à la municipalité de donner l'accès à ces voies. Aussi, les scooters électriques de Paris "peuvent notamment bénéficier de conditions de circulation et de stationnement privilégiées », précise le site Service public. Seul impératif : avoir une vignette Crit'air. 

DÉCISIONS LOCALES - Un récent décret autorise bien les deux-roues motorisés électriques à emprunter des voies de bus, une catégorie de véhicules qu’on encourage et qui se démocratise, mais il ne s'agit pas d'une mesure directement entrée en vigueur. En effet, c'est aux municipalités ou métropoles de décider si elles veulent l'appliquer.

AU CAS PAR CAS POUR LES SCOOTERS ÉLECTRIQUES : 

Les scooters électriques pourraient désormais circuler sur les voies réservées aux bus et taxis pour fluidifier le trafic, a annoncé le site Service public. Une modification du Code de l'environnement permet à ces véhicules très peu polluants de bénéficier notamment "de conditions de circulation et de stationnement privilégiées". Cela ne signifie pas pour autant que ces scooters et autres motos électriques peuvent emprunter dès aujourd'hui l'ensemble des voies de bus. 

Et pour cause : "Il revient désormais aux autorités locales d'autoriser l'accès à ces voies au cas par cas, selon la loi d'orientation des mobilités votée fin 2019", remarque l'AFP. Un point détail essentiel, puisque par défaut ces accès restent interdits autres que les bus et taxis. Une précision qui a échappé à certains sites et qui pourrait causer des surprises aux usagers qui se pensent dans leur bon droit en empruntant les couloirs de bus, alors attention. 

Pour ce qui est de la capitale, nous sommes plutôt bien tolérés en électriques, malgré quelques mécontentements des bus et des chauffeurs de taxis. Un mécontentement récurrent comme lorsque par exemple les voies de bus ont du êtres partagées avec les vélos, une statistique réalisée par CityScoot indique que la circulation des scooters électriques fluidifient le trafic et augmente la vitesse moyenne de la circulation des scooters et démontre que les scooters vont plus vite que les bus. En effet, ils ont une vitesse moyenne de 14,8 km/h soit légèrement plus élevée que les bus, n'influent donc pas la circulation des bus (la vitesse moyenne prend en compte le temps arrêté notamment en début et en fin de location, le temps de stationnement compris). 

Les voies de bus à Paris sont à certains usagers spécifiques comme les taxis, les cyclistes ou encore les véhicules d'intérêt général. L'idée est bien entendu de faciliter le trafic à ces véhicules, que les mairies des grandes villes souhaite démocratiser en masse dans les prochaines années, comme Anne Hidalgo l'a annoncé dans son plan sur la mobilité, de par ces mesures mais aussi encourager avec les bonus écologiques.

LES MOTOS ÉLECTRIQUES ET SCOOTER PEUVENT CIRCULER SUR CERTAINES VOIES RÉSERVÉES

Les deux-rouestrois roues et quadricycles à moteur électrique ou à hydrogène sont désormais considérés comme des véhicules à très faibles émissions (VTFE). Ces motos et scooters propres bénéficient ainsi de conditions de circulation et de stationnement privilégiées.

Munis de la vignette « Crit'air », ces véhicules deux ou trois roues électriques peuvent désormais circuler sur les voies réservées à la circulation des véhicules de transport en commun, des taxis, des véhicules de covoiturage et des véhicules à très faibles émissions.

A savoir : La possibilité de réserver une voie publique pour faciliter la circulation des véhicules de transport en commun, des taxis, des véhicules de covoiturage et des véhicules à très faibles émissions a été prévue par la loi d'orientation des mobilités (LOM) de décembre 2019 mais reste toujours soumis aux décisions de l’appliqué ou non des villes concernées.

En conclusion, il est donc vrai qu'un texte de loi permet désormais à des scooters et motos électriques de circuler sur des voies qui sont normalement réservées aux bus, mais seulement quand des villes souhaitent mettre en place une telle mesure. Tant qu'une municipalité ou une intercommunalité en charge des transports n'a pas acté cette autorisation, emprunter des voies de bus restera considéré comme une infraction au code de la route... 

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